Genève, ville de débauche

GIANCARLO MARIANI, RÉDACTEUR EN CHEF

GIANCARLO MARIANI, RÉDACTEUR EN CHEF

La prostitution de rue est en ébullition à Genève. Le plus vieux métier du monde se répand comme une traînée de poudre sur les trottoirs de beaucoup de quartiers populaires jusque-là épargnés par cette globalisation du sexe tarifé. Avec près de 4200 filles de joie recensées (800 en 2004), on peut raisonnablement dire que la prostitution est en passe de devenir un véritable commerce de proximité. Autrement dit, certains Genevois vont aussi souvent aux putes que chez leur épicier (lire notre article: http://ge.ghi.ch/gd)

Pas sûr que les citoyens voient cette banalisation d'un bon œil. Même si la situation traduit en partie la misère sociale dans laquelle de plus en plus de femmes plongent, les excès et les délits qui l'accompagnent sont ancrés dans la conviction que là où il y a de la prostitution, la qualité de vie se détériore et l'insécurité se renforce. Plus inquiétant encore, qu'elle soit le fruit défendu de réseaux de proxénétisme ou de racolage occasionnel, cette explosion semble faire l'objet d'un réel désintérêt de la classe politique. Ainsi, lors des récentes campagnes électorales en Ville de Genève ou au Canton, aucun candidat n'a clairement abordé cette problématique. Et encore moins proposé des mesures ou des sanctions pour l'enrayer. C'est inacceptable. Dans une période où tout le monde manque de repères ou réclame davantage de moralité, on attend aussi de nos élus qu'ils ne laissent pas Genève devenir une énième ville de débauche sexuelle.

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