La prostitution s'éclate dans les rues de la Ville

En partie à cause des bilatérales, le marché de la prostitution a plus que quintuplé à Genève.L'inscription aux Mœurs de près de 3500 prostituées supplémentaires en huit ans, fait plonger les tarifs.Des citoyens révèlent leurs inquiétudes face à ces péripatéticiennes qui essaiment leurs charmes dans des lieux inhabituels.

Certains palaces ont dû faire appel à la police pour éloigner des prostituées de luxe.

Certains palaces ont dû faire appel à la police pour éloigner des prostituées de luxe.

Certains palaces ont dû faire appel à la police pour éloigner des prostituées de luxe.

Certains palaces ont dû faire appel à la police pour éloigner des prostituées de luxe.

Les lieux cultes de la prostitution de rue dans la cité de Calvin ne sont plus confinés aux Pâquis ou au boulevard des Tranchées. Aujourd'hui le sexe tarifé s'éclate un peu partout en ville. L'effet de la libre circulation et des bilatérales a fait exploser la prostitution. Alors qu'elles étaient que 800 en 2004, les prostituées officielles sont près de 4200 à faire le trottoir aujourd'hui. Ce qui inquiète et heurte beaucoup de citoyens.

Près de l'ancien Stade…

«L'autre soir, je rentrais du travail, et j'ai été étonnée de voir des filles qui faisaient le tapin à deux pas de l'ancien Stade des Charmilles… Elles font le trottoir vers 17 heures, ça fait drôle dans le quartier, ici nous ne sommes pas habitués!» Hélène a un commerce à Châtelaine. Pour elle, le phénomène a commencé il y a un mois environ. «On les voit près de la rue de Lyon, en bas d'un immeuble, en face de l'entrée du parking du centre commercial Planète Charmilles. Elles arpentent le trottoir jusque vers l'ECG Henry-Dunant. Elles vont faire leurs passes dans un immeuble non loin de la rue de Lyon. Un néon rouge à la fenêtre indique aux futurs clients qu'elles sont occupées… On les voit aussi entrer dans des véhicules près de l'ancien Stade.»

Ailleurs en ville

D'autres quartiers, jusque-là préservés, sont également touchés par ce phénomène. «Dans mon immeuble à la rue des Maraîchers à la Jonction, la venue de plusieurs prostituées nous pose problèmes, confie une mère de famille. Depuis cet été où elles ont obtenu des studios dans notre immeuble, la régie a supprimé les codes d'entrées en raison des va-et-vient. Cela provoque des allées et venues et nous craignons les cambrioleurs mais aussi des clients surexcités.»

Marché cassé

Autre conséquence fâcheuse, la venue en masse de ces prostituées qui ne sont pas du sérail a provoqué une chute drastique des prix: «Il y a de plus en plus de toxicomanes qui font des passes à 20 balles!, lance une ancienne des Pâquis. Elles cassent le marché et prennent des risques inutiles car elles acceptent de ne pas se protéger».Parmi les nouvelles, se trouvent également des clandestines, des réfugiées, des Roms ainsi que des toxicomanes. «Moi je viens faire quatre passes par soir près des Charmilles», confie une jeune fille d'à peine 25 ans. La jeune femme a les bras meurtris par les seringues, le regard vague. «M'en fiche, pour 20 ou 30 balles, je fais une gâterie vite faite dans une bagnole…», lance-t-elle presque comme une justification.A ses côtés, une dame, genre maman de bonne famille étonne: «Moi je me prostitue parce que mon mari ne paie plus la pension. Mais la police ne le sait pas! J'ai trois enfants, je n'arrive pas à tourner. Mes enfants pensent que je pars le soir faire des ménages.»A la Jonction, une jeune Croate âgée dans la trentaine, le regard hagard, lance dans un bégaiement: «C'est mon copain qui me demande de faire ça, mais de temps en temps seulement! Je n'ai pas de travail et le loyer coûte cher…»

 

Plaintes de citoyens aux Tranchées

ChZ • Dans le quartier des Tranchées, des habitants se plaignent également du comportement des filles et de leurs clients. «Depuis deux ans, les péripatéticiennes qui étaient sur le boulevard Helvétique sont remontées dans un quartier résidentiel, aux abords du square de la rue François-Le-Fort», détaille un riverain. A deux pas de l'église orthodoxe Russe de Genève. «Depuis cet été, c'est la gabegie, confie un résident. On trouve des préservatifs par terre, mais aussi des seringues. La nuit, on entend des hurlements et parfois nous assistons à des fellations en pleine rue…» Des résidents, inquiets par le déplacement de la prostitution dans cette rue résidentielle, ont d'ailleurs envoyé une pétition au conseiller d'Etat Pierre Maudet, dès qu'il a été nommé à la tête de la Sécurité.

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