La police genevoise continue sa grève des amendes entamée le 9 janvier dernier. En conflit avec le Conseil d'Etat, les gendarmes ont décidé de ne plus verbaliser les infractions minimes, principalement celles liées aux infractions à la circulation routière. «Certes, nous ne verbalisons plus ces genres d'infractions, reconnaît Christian Antonietti, président de l'UPCP, le syndicat des policiers. Mais nous travaillons tout de même et distribuons des cartons jaunes, des avertissements, afin que les contrevenants se rendent tout de même compte de leurs infractions.» Sur l'une d'elle, on peut lire Trop de tâches administratives, sécurité approximative (lire ci-dessous).
Mais à combien se chiffre la perte de l'Etat dans cette grève des amendes? Les députés de la Commission des finances ne peuvent pas encore répondre: «Il faudra attendre la fin de la grève et prendre en considération que les agents municipaux et ceux de la Fondation des parkings continuent à mettre des amendes», relève le libéral Pierre Weiss. En attendant, Christian Antonietti rappelle que «lors de la dernière grève de 2011, la perte se chiffrait approximativement à un million de francs par mois.» On peut donc imaginer que la perte pour Genève dans cette nouvelle grève soit également de l'ordre d'un million par mois.En 2008, lorsque la loi sur les amendes d'ordre incombait uniquement à la police, la perte se chiffrait à deux millions par mois. Il y a quatre ans, sur quatre mois et demi de grève, l'Etat avait un manque à gagner de 8 millions.
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