15% des frontaliers habitant en Haute-Savoie sont suisses

  • Annemasse arrive en tête des 7 communes de plus de 2000 frontaliers, atteignant le nombre de 9031. JEAN REVILLARD - GRAND GENÈVE

GRAND GENÈVE • Ils sont 14’287 frontaliers ayant la nationalité suisse à habiter en Haute-Savoie en 2022. Soit 15% des 97’959 actifs travaillant à Genève et résidant dans ce département limitrophe. Autre donnée intéressante: seule une commune haut-savoyarde (sur 278) ne compte aucun frontalier. Il s'agit de Novel, près de Saint-Gingolph.

Annemasse compte plus de 9000 frontaliers

Par ailleurs, entre 2021 et 2022, 43 communes ont enregistré une baisse du nombre de frontaliers. Enfin, elles sont 7 à en abriter plus de 2000. Annemasse en tête avec 9031 frontaliers, suivie d'Annecy (7276) et de Saint-Julien (5328). Gaillard occupe la 4e place avec 3499, environ 30% de sa population.

Tels sont quelques-uns des enseignements de la répartition des fonds frontaliers. Chaque année, à la mi-décembre, la Haute-Savoie et l'Ain se prononcent sur l'utilisation de la compensation financière genevoise (CFG).

En vertu de l'accord franco-genevois de 1973, Genève rétrocède en effet aux deux départements voisins une partie de l'impôt à la source versé par les frontaliers (correspondant à 3,5% de la masse salariale brute). Cette année, la CFG s'élève à 342,8 millions de francs (contre 326,2 millions en 2021).

80,5 millions d’euros pour l’Ain

Une fois converti en euros, le montant atteint 345,65 millions d'euros (contre 296,4 millions en 2021). Grâce à un taux de change extrêmement favorable l'augmentation dépasse 49 millions d’euros, une hausse de plus de 16%. La Haute-Savoie récupère 76,7% de l'enveloppe, soit 265 millions d'euros. La part de l'Ain (23,3%) s'élève cette année à 80,5 millions d'euros.

Côté haut-savoyard, une partie de ces fonds est utilisée pour le désenclavement du Chablais (2,4 millions) ou encore pour le fonctionnement du Service Départemental d’Incendie et de Secours (5 millions). A noter que 45,7 millions viennent alimenter le Fonds Départemental d’Interventions Structurantes (FDIS), qui sert à financer des opérations d’intérêt frontalier.

Pour l’Ain, 44,3 millions d’euros sont redistribués aux communes au prorata de leur population frontalière. Tandis que les celles de Haute-Savoie se partagent 125,6 millions d’euros. En toute logique, c'est Annemasse qui touche le jackpot avec 11,6 millions. MP