Au cinéma des "Captives" intenses et impressionnistes...

Ce film saissant est un plongée en immersion au cœur d’un autre monde, d’un autre temps, dans l'inimaginable asile pour femmes qu’était l’hôpital de la Salpêtrière à Paris.

Paris, 1894. Qui est Fanni qui prétend s’être laissée enfermer volontairement à l’Hôpital de la Salpêtrière? Cherchant sa mère parmi la multitude des femmes convaincues de «folie», Fanni découvre une réalité de l’asile toute autre que ce qu’elle imaginait, ainsi que l’amitié inattendue de compagnes d’infortune. Plongée au cœur d’un autre monde, d’un autre temps, dans l'inimaginable asile pour femmes qu’était l’hôpital de la Salpêtrière à Paris.

Jugées, plus que proprement diagnostiquées par des hommes sûrs de leur pouvoir, dont le célèbre Docteur Charcot, elles y étaient enfermées, aliénées, recluses, parfois sur simple dénonciation calomnieuse, pour se débarrasser d’une indésirable ou abuser d’un héritage. Une vie à l’écart de la société que seul le «bal des folles» interrompait entre le 19e et le 20e siècles, quand les bourgeois s’encanaillaient au milieu des marginales. Arnaud des Pallières nous emmène en immersion, la caméra au plus près des visages de ces personnages, dans un film intense et impressionniste dont les couleurs vives traduisent la force des émotions et la violence des situations vécues ici.