Circulez, y a rien à voir!

Nous avons été dûment convoqués, avons débattu jusqu’à des heures tardives, sommes rentrés chez nous. Un aller-retour.

Deux jours pour comprendre et analyser le fiasco Credit Suisse. Finalement, un deuxième NON majoritaire et définitif est prononcé par le Conseil national à l’arrêté fédéral. C’est NON à l’ensemble des propositions discutées lors de 48 heures qui resteront un échec parlementaire. Tout ça pour ça!

C’est comme si on avait cherché à ajouter des wagons en sachant que l’on ne mettrait pas de locomotive. Totalement stérile et inutile. Une gesticulation des deux plus gros partis du pays comme si octobre et les élections fédérales étaient déjà à l’heure pascale. Le PS et l’UDC ont deux conseillers fédéraux chacun, trois membres de la délégation des Finances dont la présidence, donc une majorité des décideurs dans le dossier Credit Suisse. Pourtant, ils ont voté le refus au crédit d’engagement de 109 milliards. Un effet de manche confus.

La responsabilité devrait être une force, pas une faiblesse. La lumière devra être faite. Seule une commission d’enquête parlementaire en sera pleinement capable. Pour 109 milliards, on peut au moins aller au bout des choses!