Douceur kényane

Joyau balnéaire et ville immergée dans un passé passionnant, Malindi estla deuxième cité côtière du Kenya. Elle se laisse déguster entre histoire et sable fin.

  • Les plages de Malindi ne sont jamais surpeuplées. 123RF/RAFAL CICHAWA

    Les plages de Malindi ne sont jamais surpeuplées. 123RF/RAFAL CICHAWA

  • Les ruines de Gede témoignent de l’existence et du passé d’une grande ville swahilie du XIIIe siècle. 123RF/MARIUS DOBILAS

    Les ruines de Gede témoignent de l’existence et du passé d’une grande ville swahilie du XIIIe siècle. 123RF/MARIUS DOBILAS

  • Le ponton Bunthwani, un lieu de promenade apprécié des familles et des amoureux. DW

    Le ponton Bunthwani, un lieu de promenade apprécié des familles et des amoureux. DW

  • Le musée de Malindi. DW

    Le musée de Malindi. DW

  • Au musée de la ville, l’on peut s’essayer aux instruments typiques. DW

    Au musée de la ville, l’on peut s’essayer aux instruments typiques. DW

  • Le Vasco de Gama Pillar, où le célèbre navigateur portugais entama son périple pour les Indes. DW

    Le Vasco de Gama Pillar, où le célèbre navigateur portugais entama son périple pour les Indes. DW

La route en direction de Malindi, outre qu’elle se montre tout à fait carrossable – ce n’est de loin pas partout le cas –, constitue, de tous côtés, un enchantement visuel. Elle longe en effet la côte avec son florilège de palmiers, de variétés de plantes exotiques, de champs bien irrigués, proximité de l’océan Indien aidant.

En y entrant, le contraste avec la tumultueuse Mombasa, deuxième ville du pays et sa vitrine balnéaire située au sud de Malindi, est saisissant. Ici, point de trafic automobile intempestif, de coups de klaxon impromptus, et nettement moins de cohue. Cette cité de 54’000habitants est plus sereine, peut-être moins farouche, que sa prestigieuse grande sœur.

Cette douce perle est très prisée de la communauté italienne, les Transalpins ayant investi, voici longtemps déjà, dans le tourisme (restaurants et hôtels essentiellement). On ne sera donc pas surpris qu’elle soit surnommée little Italy et de tomber, au coin d’une rue, sur une pizzeria ou une gelateria aux glaces divines, mais pas forcément à la portée de toutes les bourses locales.

Sur le pont(on)

En plein cœur de l’été austral, emprunter le fort apprécié ponton Bunthwani, qui s’avance assez loin au-dessus des eaux, offre la garantie de profiter d’une brise rafraîchissante, même lorsque le soleil atteint son zénith. Les amoureux adorent s’y conter fleurette, les enfants se courir après. Attention aux couvre-chefs, qui prennent facilement leur envol!

Cette passerelle fut construite pour servir de station d’arrêt aux bateaux commerçant entre le Kenya, la Tanzanie, dont l’île de Zanzibar, et la Somalie. Ils faisaient notamment halte pour effectuer le plein de provisions. C’est pourquoi cet endroit accueillait un marché de poissons.

Sous les flots, des merveilles

Au bout de la jetée, le grand plongeon est permis. Toutefois, avant celui-ci, un coup d’œil circulaire sur les magnifiques plages alentours, manifestement loin d’être surpeuplées, s’impose. Idem sous la surface des flots. Avec l’équipement adéquat, bien sûr.

Les fonds constituent en effet un ravissement, le parc national marin régional s’apparentant à un véritable jardin de corail où les poissons zèbres évoluent au paradis… aquatique, évidemment.

Le bonjour de Vasco de Gama

Les Portugais ont été parmi les premiers explorateurs à s’arrimer à cette partie de l’Afrique de l’Est. Et il en reste des vestiges à Malindi. L’un des plus intéressants est le Vasco da Gama Pillar (pilier), sorte de phare sans ses spécificités et surmonté d’une croix. Il toise l’océan Indien, qui le lui rend bien en le balayant de vagues qui se cassent sur son promontoire de rochers à marée haute. Cette construction fut édifiée en l’honneur du célèbre navigateur, qui conclut un accord commercial avec les autorités locales à la fin du XVe siècle avant d’entamer sa route vers les Indes. C’est ainsi que l’agglomération devint un comptoir et une escale de repos. De retour en ville et pour continuer le «pèlerinage» historique, il vaut la peine de s’installer dans une petite chapelle blanche laissée par les visiteurs d’alors, entourée de tombeaux. Là, un guide local se fait un plaisir de raconter, appuyé à l’autel et avec moult détails, la présence européenne dans son coin de pays.

KÉNYA - PRATIQUE

Y aller

Les vols au départ de la Suisse (avec escale) ne manquent pas pour le Kenya. A noter, cependant, à partir de l’été prochain, une liaison directe (via Rome) de la compagnie nationale du pays entre Genève et la capitale, Nairobi.

Formalités

Un passeport suisse valable. Même s’il est recommandé d’en faire la demande avant le voyage sur Internet, le visa s’obtient facilement à l’arrivée des principaux aéroports.

Se rendre à Malindi

Le plus simple est de prendre une voiture à Mombasa, deuxième ville de la contrée des safaris. Il faut compter deux heures et demie (120 km environ).

Musée

Il relate le passé de la cité et fonctionne comme centre d’information touristique.

Site de Gede

Incontournables, ses ruines témoignent de l’existence d’une grande cité swahilie datant du XIIIe siècle.

Watamu

Village tout proche, il propose l’une des plus belles plages de la côte nord. Une invitation à la détente.

Infos:www.magicalkenya.comhttp://ktb.go.ke/