Namibie: splendeurs australes

La Namibie, véritable conservatoire à ciel ouvert, célèbre le vivant dans de vastes déserts. Une destination tendance pour les citadins en quête de grands espaces.

  • Les dunes de Sossusvlei Park, dans l’ouest du pays, sont emblématiques de la Namibie. 123RF/OLEG ZNAMENSKIY

    Les dunes de Sossusvlei Park, dans l’ouest du pays, sont emblématiques de la Namibie. 123RF/OLEG ZNAMENSKIY

  • Des centaines d’épaves jonchent la côte des Squelettes. B. PICHON

    Des centaines d’épaves jonchent la côte des Squelettes. B. PICHON

  • Les liaisons aériennes domestiques sont  parfaitement rodées. B. PICHON

    Les liaisons aériennes domestiques sont parfaitement rodées. B. PICHON

  • L’une des plus hautes dunes au monde culmine à 350 mètres. B. PICHON

    L’une des plus hautes dunes au monde culmine à 350 mètres. B. PICHON

Le terme safari signifie succinctement voyage en swahili. On lui associe volontiers l’idée d’une chasse animalière, qu’elle soit armée ou photographique. En Namibie, il est certes envisageable de débusquer quelques stars de la brousse, surtout au parc national Etosha. Mais c’est un autre objectif que poursuivent la plupart des visiteurs: la confrontation à des paysages hors du commun, intacts, ramenant aux origines de notre planète et à celles de l’humanité.

A ce sujet, les environs de Khorixas (nord-ouest du pays) racontent de fascinants épisodes. Une forêt pétrifiée expose ses gigantesques troncs d’arbres fossilisés il y a environ... 250 millions d’années! Les éboulis de Twyfelfontein révèlent un site d’art rupestre riche de 2000 peintures et gravures, certaines vieilles de plus de cinq millénaires.

Variété de décors

Un survol à basse attitude a tôt fait de démontrer que ce territoire – plus d’une fois et demie la superficie de la France et réputé désertique – n’a rien de monotone. Vastes espaces de terre cuite blonde ou ocre striées d’innombrables pistes, rubans verts, gorges et reliefs.

Au sol, une étonnante variété de décors confirme ce sentiment de diversité. On comprend que le cinéma – Mad Max, La Momie – y ait planté ses caméras.

On dit que la vie finit toujours par trouver son chemin. A l’évidence, elle y parvient même dans ces contrées arides. Ce qui frappe, c’est l’incroyable adaptabilité de la faune et de la flore à un environnement manifestement hostile. L’humain peut aisément y perdre son sens de l’orientation, comme la notion du temps.

Faune sauvage

La vie surgit de partout. Ici, c’est un troupeau d’impalas à mufle noir là, une gracieuse famille d’oryx, antilopes reconnaissables à leur masque noir et blanc et à leurs cornes en épée. Plus loin, une autruche solitaire occupée à brouter sa salade sauvage sous l’œil indifférent d’un clan de babouins.

«Nous avons eu récemment deux jours de pluie intense, phénomène rarissime sous ces latitudes. Cela a suffi à faire déborder ce canyon», relève Matthews, guide expérimenté qui s’émerveille de voir verdir la caillasse.

L’accès aux dunes rouges de Sossusvlei Park – emblématiques de la Namibie – est aisé. L’escalade de la plus célèbre – l’une des plus hautes du monde avec ses 350 mètres – procure un sentiment de fierté teinté de vertige. Elle laisse surtout le souvenir indélébile d’une excitante aventure.

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Otaries et legs d’un Suisse

Une odeur prégnante s’insinue dans le 4x4, au moment où le véhicule débouche sur une baie plus encombrée qu’une plage méditerranéenne en été. Ces quelque 150’000 silhouettes noires et entassées ne sont toutefois pas celles de touristes bronzés, mais bien d’une sous-espèce d’otaries (à fourrure, du Cap) qui colonise le site depuis des lustres.

Avant d’être qualifiée de côte des Squelettes, les Portugais avaient nommé Portes de l’Enfer cette portion de la Namibie. Difficile d’imaginer que c’est à la disparition d’un aviateur helvétique – Carl Nauer – qu’elle doit son actuelle dénomination, ou plus précisément à un journaliste de l’Agence Reuters qui couvrit le crash de l’avion de Carl Nauer en 1933. «Les ossements du pilote seront peut-être recueillis un jour sur cette Côte des Squelettes», avançait-il dans la conclusion de son article. On ne retrouva jamais le corps de notre compatriote, mais le terme passa à la postérité.

Voyage de dix-sept jours en petit groupe

Clubilis organise un fabuleux voyage de dix-sept jours en Namibie du 18 avril au 4 mai 2020 en petit groupe convivial de maximum dix participants. Ce voyage hors des sentiers battus vous emmènera dans le nord, la région la plus belle et la moins touristique. Dans le Damaraland et le Kaokoland, vous visiterez des villages de l’ethnie himba. Safaris dans le parc national d’Etosha à la découverte de la faune sauvage, logement dans de superbes lodges de charme et, clou du voyage, quelques nuits en bivouac (tout confort et sécurisé) dans la région des rivières asséchées. Nuits romantiques sous les étoiles et esprit aventure au rendez-vous.

Voyage en 3 véhicules 4X4, découverte de la région de la rivière Kunene, du désert du Naukluft et de la station balnéaire de Swakopmund, entre dunes immenses et océan Atlantique.

Voyage avec guide namibien francophone + guide accompagnateur au départ de Genève spécialiste de l’Afrique.

Programme complet du tour sur le site du club www.clubilis.com ou brochure détaillée par envoi sur simple demande (tarif dès 5390 fr. tout compris).

Clubilis, 69 rue de la Servette, 1202 Genève, tél. 022 731 77 00 info@clubilis.com